Les 8 parasites des poules les plus fréquents à éliminer

Parasites des poules : comment les reconnaître et s’en débarrasser efficacement ?

Poux rouges, puces, vers digestifs, de nombreux parasites des poules peuvent s’installer discrètement dans le poulailler, sur le plumage ou dans le tube digestif de vos volailles. Pour conséquences, fatigue, baisse de ponte, amaigrissement, voire décès en cas d’infestation massive. En combinant une hygiène rigoureuse du poulailler et un traitement préventif, vous pouvez limiter le parasitisme au sein de la basse-cour et intervenir à temps dès que les premiers signes d’infestation apparaissent.

Les principaux parasites des poules

Parasites externes et parasites internes, les poules subissent cette double pression qui peut fragiliser durablement un petit élevage familial si vous ne mettez pas en place une vraie routine de prévention.

Les parasites externes des poules

Même si les parasites externes des poules sont les plus visibles, vous devez prendre le temps d’observer vos gallinacées pour les détecter. Ils se cachent dans le plumage, sous les ailes, autour du cloaque ou dans les recoins du poulailler, puis se nourrissent régulièrement sur vos poules.

Parmi les principaux parasites externes des poules, vous retrouvez :

  • les poux mallophages qui vivent en permanence sur la poule et se nourrissent de débris de peau et de plumes ;
  • les poux rouges (acariens du genre Dermanyssus) qui se cachent dans le poulailler la journée et sortent la nuit pour piquer les volailles et prélever leur sang ;
  • les puces qui séjournent dans la litière, sautent sur les poules pour se nourrir, puis retournent se cacher ;
  • les tiques qui se fixent sur la peau et restent accrochées plusieurs jours en se gorgeant de sang ;
  • les acariens responsables de gale (gale déplumante, gale des pattes) qui creusent des galeries dans la peau ou sous les écailles des tarses et provoquent des épaississements, des croûtes et des douleurs.

Lors d’une infestation spécifique par les poux rouges, un aliment complémentaire aux extraits de tanaisie et thym peut améliorer le confort de vos volailles en complément d’un traitement vétérinaire adapté.

Les parasites internes des poules

Les parasites internes des poules passent souvent plus inaperçus, car ils se développent à l’intérieur du tube digestif. Pourtant, leur impact peut être encore plus dévastateur sur la santé et la longévité de vos poules.

Ainsi, votre basse-cour peut être infestée par :

  • les vers ronds (nématodes), comme les ascaris, les hétérakis ou les capillaires, qui colonisent l’intestin, parfois le jabot ou les cæcums ;
  • les vers plats (cestodes, ou ténias), qui se fixent sur la paroi intestinale et détournent une partie des nutriments ;
  • les protozoaires comme les coccidies, responsables d’une coccidiose lorsqu’elles se multiplient massivement dans l’intestin.

La contamination des poules se fait le plus souvent par l’ingestion d’œufs ou de larves présents dans les fientes, une alimentation souillée ou via des hôtes intermédiaires (vers de terre, limaces, insectes).

Parce qu’ils agissent « cachés », ces parasites internes des poules sont souvent découverts tardivement.

Pour prévenir une infestation, demandez à votre vétérinaire un protocole de prévention adapté.

En cas d’infestation, et toujours avec l’aval de votre expert de la santé animale, proposez à vos poules l’aliment complémentaire Vers et Poule qui contribue au bien-être intestinal de vos gallinacés, grâce à sa composition à base de substances aromatiques de tanaisie, d’huiles essentielles d’ail et de thym.

Comment savoir si vos poules sont infestées ?

Les parasites des poules ne se voient pas toujours au premier coup d’œil. En revanche, vos poules et votre poulailler envoient très vite des signaux d’alerte de parasitisme. Prendre l’habitude d’observer vos animaux quelques minutes chaque jour vous aide à repérer une infestation avant qu’elle ne s’installe durablement.

Les signes de parasitisme à observer chez les poules

Certains symptômes du parasitisme évoquent plutôt des parasites externes, d’autres des parasites internes. Plusieurs peuvent toutefois se recouper, car une poule parasitée, à l’intérieur comme à l’extérieur, finit souvent par s’affaiblir.

Voici les signes le plus souvent liés à la présence de parasites externes chez la poule :

  • une agitation inhabituelle, des grattages fréquents, des secouages de tête ou des ailes ;
  • un plumage terne, ébouriffé, avec des zones clairsemées ou des plumes cassées ;
  • des petites croûtes ou irritations cutanées à la base des plumes ;
  • des pattes épaissies, couvertes de croûtes, pouvant évoquer une gale des pattes.

Lors d’une infestation par des parasites internes chez la poule, vous identifierez plutôt ce genre de symptômes :

  • un manque d’appétit, parfois associé à une diarrhée ou à des fientes anormales ;
  • un amaigrissement progressif malgré une alimentation correcte ;
  • un plumage qui manque de tenue, une poule plus apathique, moins vive ;
  • une chute de ponte, des œufs plus petits ou une coquille fragile.

En revanche, une crête et des barbillons qui pâlissent (signe possible d’anémie) et un abattement général, avec une poule qui reste à l’écart ou se perche plus tôt que les autres, peuvent révéler aussi bien un parasitisme interne qu’externe.

En cas de doute, ou si vos poules présentent plusieurs de ces symptômes, n’attendez pas et demandez conseil à votre vétérinaire afin de confirmer l’origine parasitaire et de mettre en place un traitement adapté à votre élevage.

Les indices de la présence de parasites dans le poulailler

Les traces de parasites des poules visibles dans leur environnement sont surtout liées aux parasites externes, en particulier aux poux rouges et aux autres acariens :

  • de petites taches rouges ou noires sur les perchoirs et les parois, surtout dans les zones où les poules dorment ;
  • des traces de sang ou de petites croûtes à proximité des perchoirs.

À noter qu’une litière très souillée et peu renouvelée favorise à la fois les parasites externes et internes.

🐔 Astuce pour identifier des parasites externes : inspectez vos poules à la tombée de la nuit avec une lampe. Soulevez délicatement les ailes, regardez autour du cloaque et observez aussi les interstices des perchoirs. Vous pouvez également placer un morceau de ruban adhésif double face sur les barres de repos pour vérifier la présence de poux rouges.

Prévenir et traiter les parasites des poules

Pour garder un poulailler sain, mieux vaut miser sur la prévention et savoir réagir vite dès que les parasites s’installent. Les deux approches se complètent, car une bonne hygiène limite les infestations, tandis qu’un traitement précoce et adapté évite qu’elles ne s’aggravent.

Prévenir l’apparition des parasites : les bons réflexes au quotidien

Le bon entretien de votre poulailler est la première barrière de protection contre une infestation par des parasites des poules. En effet, un entretien régulier réduit fortement les cachettes et les sources de contamination.

L’idéal pour réduire le risque d’une infestation par des parasites du poulailler consiste à :

  • renouveler fréquemment la litière et à retirer les fientes, les plumes et les restes de nourriture ;
  • nettoyer et désinfecter les perchoirs, pondoirs et abreuvoirs avec des produits doux (savon noir, vinaigre blanc bien rincé) ;
  • limiter l’humidité avec une bonne ventilation et en évitant les zones boueuses ;
  • mettre en quarantaine les nouvelles poules avant de les intégrer au groupe ;
  • observer vos volailles quelques minutes chaque jour pour repérer très tôt un changement de comportement.

En prévention des parasites externes, vous pouvez également utiliser une lotion insectifuge pour la basse-cour, à appliquer sur le plumage à rebrousse-poil en insistant sur les pattes, pour repousser poux, puces et tiques sans déranger vos animaux.

Traiter les poules et le poulailler quand les parasites sont déjà présents

Malgré toutes les précautions, des parasites se sont installés. Dans ce cas, vous devez agir sur deux fronts et simultanément : toutes les poules et leur environnement.

Traitez vos poules avec des produits antiparasitaires externes ou internes (vermifuges) prescrits par votre vétérinaire. Respectez scrupuleusement les doses, la durée de traitement et les précautions d’usage, notamment si vos poules pondent.

Votre vétérinaire prescrira généralement le traitement à toutes les poules de votre poulailler, même celles non contaminées. Il vous précisera également si les œufs peuvent être consommés pendant la durée du traitement de vos poules pondeuses.

🐔 Une bonne densité de poules pour un poulailler sain : le respect d’une densité raisonnable de poules dans le poulailler contribue à tenir éloignés les parasites. Un espace suroccupé favorise à la fois l’accumulation des fientes, le stress et les contacts rapprochés, trois facteurs qui augmentent la pression parasitaire. Mieux vaut limiter le nombre de poules par mètre carré et adapter la taille du poulailler à l’effectif du groupe.

En parallèle, traitez en profondeur votre poulailler, à travers :

  • le démontage (si possible) des perchoirs ;
  • le nettoyage des interstices ;
  • le brossage des surfaces ;
  • le renouvellement complet de la litière ;
  • l’utilisation de produits spécifiquement dédiés au parasite concerné.

Cet entretien en profondeur doit être réalisé une ou deux fois par an de façon préventive. Pour finir, dans le cas d’un poulailler au bois, passer deux fois par an une couche d’huile de lin sur le bois contribue à limiter l’humidité et à tenir les parasites éloignés.

Pour accompagner cette phase de traitement, des aliments complémentaires ciblés peuvent soutenir le confort intestinal ou aider vos volailles à mieux traverser cette période de stress. Dans tous les cas, pour garantir la santé de vos poules, demandez préalablement l’avis de votre vétérinaire.